«Lamizik li rezonans! Lamizik se lavwa bondie, liniver antié!»
Assis sur son cajon ou un djembé et arborant des dreadlocks, sur scène, Jason Lily impose un style qui lui est propre. Son charisme exceptionnel, sa voix soul singulière, fait de lui l’un des artistes montants du pays. D’ailleurs, depuis qu’il occupe la scène, Jason Lily s’est construit une solide réputation et enchaîne les collaborations artistiques sans relâche. Et ce, pour le plus grand plaisir de ses nombreux fans.
L’un des moments forts de sa carrière restera pendant encore longtemps dans les mémoires. Souvenez-vous ! En 2012, il a déchaîné les passions en participant au festival WEYA- World Event Youth Artist- à Nottingham avec son groupe Patyatann. Ou encore en décembre de la même année lorsqu’il avait remporté le prix Découverte du festival Enn avec son groupe Maron’er.
Mais qui est vraiment ce chanteur que les organisateurs d’événementiels s’arrachent ? Incursion immédiate dans l’intimité de Jason Lily qui se livre à cœur ouvert a Maurisique.com.
Né à l’hôpital de Candos le 9 juin 1988, il vient compléter le bonheur de son père et de sa mère qui sont déjà parents de deux petits bouts de chou : Dominique, le frère ainé de Jason et de sa sœur Sévérine. Aux côtés d’une mère chanteuse et d’un père harmoniciste, le petit Jason est vite bercé dans le monde musical.
De plus, il voit défiler sous ses yeux, des artistes qui se produisent dans le pub familial, baptisé Lariblues. «Ma mère a une voix extraordinaire. J’adorais l’entendre chanter quand j’étais petit. Et c’est toujours le cas. À l’âge de 6 ans, j’ai appris à jouer à l’harmonica. À 12 ans, j’ai appris à jouer à la batterie. Et à l’âge de 16 ans, et avec mes amis du Collège Saint-Joseph, on s’est présenté au Jump Around Youth Concert. C’est ainsi que tout a commencé», raconte l’artiste.
Toutefois, l’éducation étant l’une de ses priorités, c’est au collège St-Joseph qu’il poursuivra ses études secondaires après plusieurs années passées à l’école primaire de Notre-Dame de la Confiance. Et pour ses études tertiaires, c’est à l’université de Technologie de Maurice qu’il l’entamera.
«À l’âge de 20 ans, j’ai voulu m’engager dans la politique et dans le social. Puis avocat. Mais au final, je suis un artiste», poursuit ce dernier, agréablement surpris par la tournure qu’a prise sa carrière. Et c’est grandement aidé par son frère Dominique, que petit à petit, Jason Lily s’est fait connaître.

«J’ai commencé à vivre de mon art grâce à son frère. C’est lui qui m’a fait rencontrer Linley Mirthil avec qui j’ai bossé en faisant de la percussion en y ajoutant ma voix. J’ai eu l’occasion de participer à de nombreux concerts avec le groupe Fouff et Patyatann.»
Mais son art traverse aussi les frontières. Car Jason Lily a multiplié ses participations artistiques au niveau régional et international. Grâce à la musique, il a eu la chance de se produire à Shanghai, en France en Grande-Bretagne, aux Seychelles, pour ne citer que ceux-là.
«Bann mam Maron’er, Emmanuel ek Julien, nou ti kolez ansam. Jeremy nou’nnjam ansam. Ashley nou’nn zwe ansam lor enn de konser, ek Clifford mo konn li pandan lontan, inn al get li zwe enn ta konser», soutient Jason, fier du chemin qu’il a parcouru jusqu’ici.
Et quand on lui demande ce que la musique signifie pour lui, il répond : «Lamizik li rezonans! Lamizik se lavwa bondie, liniver antie!» Et sa notoriété, dit-il, il le vit en toute simplicité. «Mo pran li simp. Moris tipti sa, lemond osi tipti. Kan dimoun felisit mwa mo remersie zot. Kan Zot kritike, mo reflesi apre mo al de lavan. Zordi ou kapav anler, dime ou kapav pli ba ki later. Donk mo sey remet mwa an kestion toulezour, sey ameliore. Zordi mo pe aprann ladisiplinn, pou mo plis profesionel posib ek sirtou rann gras mo talan. »
Quid de ses projets d’avenirs ? En tout cas, Jason Lily a un calendrier bien chargé et surtout, plusieurs cordes à son arc. Car outre d’être un chanteur, ce dernier voue une véritable passion à l’écriture.
«J’ai deux projets d’écritures prévus pour l’année prochaine. Ensuite, je serai le coordinateur d’un espace dédié à l’éducation artistique à Bambous. L’album Maron’er va sortir aussi.» Mais ce n’est pas tout. Car Jason Lily veut garder une part de mystère. Car d’autres projets, il en a.
Mais entretemps, il savoure le parcours qu’il a accompli jusqu’ici et vit sa passion à 200% à l’heure. «Je suis très fier lorsque j’entends quelqu’un fredonner l’une de mes chansons. Je vibre avec la personne, c’est juste magique.»
Mais dans la vie de tous les jours, Jason Lily reste un citoyen lamda qui «contan manz roti ek karipoul, ou enn minn bwi ou enn napolitenn san compter enn mang bien mir». Dans ces moments libres, il adore se consacrer à ses neveux et nièces, écouter de la musique, plaisanter avec ses amis ou encore, se balader dans la nature.
Photo: Jason Lily © Maurisique.com
Tout cela, fait de lui ce qu’il est. Un Jason Lily complet qui n’égale à personne. Unique en son genre !
Une playlist de l’artiste
Par Mistizik





















