Aujourd’hui Vivant à New York, Richard Bona, musicien camerounais, affiche une brillante carrière internationale. Lui qui avait été expulsé de France, il y a plus de vingt ans, il prépare son retour dans l’Hexagone. Samedi soir, il a donné un concert réjouissant à Jazz à La Villette, festival parisien très éclectique, qui se déroule jusqu’au 13 septembre.
A la fin du concert, Richard Bona a sorti le « Makossa », rythme venu du Cameroun, son pays natal. Et le public de la Grande Halle de La Villette, notamment les Africaines du premier rang, en tenue colorée, s’est levé et s’est déhanché. Ce Samedi soir, le bassiste camerounais a conquis les spectateurs de « Jazz à la Villette », ce festival de musique parisien très éclectique, qui a lieu du 31 août au 13 septembre. Avec des rythmes latinos, mais aussi des balades, où il a dévoilé les subtilités de sa voix, ou encore des rythmiques ternaires puisées dans ses racines natales.
Richard Bona a fait découvrir son album Heritage, un hommage à la musique cubaine, porté par d’excellents musiciens, comme le pianiste Osmany Parades et le trompettiste Dennis Hernandez. Tout en finesse, avec de nombreux breaks et passages très soft, qui cassent la monotonie de certains morceaux de « salsa ».
Le saviez-vous ?
Etabli à New York depuis 1999, Richard Bona, 49 ans, a joué avec les plus grands, de Stevie Wonder au guitariste Pat Metheny en passant par le vocaliste et chef d’orchestre Bobby Mc Ferrin, avec qui il a fait un duo exceptionnel, au festival de Jazz de Montréal.











