Tizan lipié coupe, bel bato, bayé coco… Ils figurent parmi les titres les plus célèbres du chanteur Marclaine Antoine. Ce dernier est mort dans la nuit du mardi 31 octobre au 1er novembre 2017 à la suite d’une longue maladie. Le chanteur laisse derrière lui ses deux fils, Patrick qui a lui a emboité le pas et Marclaine Antoine jr. Âgé de 71 ans, Marclaine Antoine est l’un des piliers de la culture mauricienne, plus précisément du séga mauricien. Tel un monument de la culture, Marclaine Antoine a été un vrai ambassadeur de la musique mauricienne.
Ce dernier a marqué son passage sur scène à la Mauritius Broadcasting Corporation en accompagnant de nombreux artistes qui se produisaient lors de différents concours. D’ailleurs, c’est grâce à son soutien indéfectible aux artistes émergents que ces derniers ont pu se faire un nom et bâtir une réputation dans le monde de la musique locale.
Mais pas seulement ! Car Marclaine Antoine, ayant plusieurs cordes à son arc, a même été nommé ambassadeur culturel des Seychelles par Alain St Ange, ancien ministre des Seychelles. Ayant véritablement à cœur la culture mauricienne et luttant pour les droits des artistes, c’est lui qui a fondé la première association pour la protection des droits des artistes. D’ailleurs, cette initiative avait même inspirée le ministre de la Culture d’alors, soit Armoogum Parsooramen qui avait mis sur pied le Rights Management Society.
Toutefois, Marclaine Antoine ne s’est pas uniquement fait connaitre sur le plan national et régional. Mais bien au-delà. Car sa musique a dépassé les frontières. En effet, ce dernier s’est même produit à l’étranger. Cote d’Ivoire où il s’était produit à la Cabane Bambous durant la tournée de Maurice au Circo de Brasil. Mais Marclaine Antoine n’était pas un simple chanteur. Bien au-delà ! Il était un fin guitariste solo, avait inventé le makalapo, instrument joué dans les iles du Chagos. Son départ laissera un grand vide dans le cœur de ses proches. Mais aussi dans le cœur de tous les Mauriciens qui affectionnaient sa musique.
Par Mistizik









