La musique classique made in Africa remise au goût du jour 

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L’idée est excellente et le résultat est à savourer. Des musiciens ont fait vivre une belle expérience à la Cathédrale de Southwark, de Londres. Ils sont d’origines africaines et ont pour objectif de lancer à nouveau la musique classique africaine. Ces musiciens, qui résident à Londres, ont émerveillé son public.

De la musique classique africaine à l’honneur

La musique classique africaine n’est pas d’un genre nouveau. Pour ces quelques musiciens d’origines africaines, il s’agit de dépoussiérer une musique qui a été longtemps mise de côté, et laisser sa place à la musique classique occidentale. Pour marquer ce retour, ils ont choisi de se produire à la Cathédrale de Southwark où le public était bel et bien présent. Ils sont pu faire la découverte d’une nouvelle facette de la musique classique et notamment l’œuvre du Decus Ensemble de Londres.

Pour en revenir à l’histoire, la musicienne Uchenna Ngwe, retrace le parcours d’artistes africains de la musique classique qui avaient bel et bien leur place. Parmi les œuvres connues au Royaume-Uni dans les années 30 à 50, il y a celles de Fela Chuwande. Avec le temps et l’influence occidentale, ses œuvres ont été terrées dans le silence. Ce qui est regrettable selon Uchenna.

Place au projet Plainsight SOUND

Uchenna Ngwe est bien décidée à faire redécouvrir la musique africaine au monde. Pour y parvenir, la musicienne a lancé le projet Plainsight SOUND. Elle veut en outre révéler au monde la musique classique africaine. La jeune femme a ainsi sollicité l’aide de musiciens professionnels, mais aussi amateurs, qui contribueront à mener à terme son projet. Le groupe effectuera des enregistrements. Elle n’est pas la première à mener cette lutte pour la musique africaine.

On compte dans la liste la pianiste Rebecca Omordia, nigerio-roumaine, séduite par la musique classique africaine. Aujourd’hui, c’est sa passion et elle n’hésite pas à la partager avec d’autres musiciens qui l’aident aussi à sortir cette musique de l’ombre. Un autre personnage connu à Londres, Leon Bosch, un Sud-Africain et contrebassiste, mène le même combat. C’est une des figures de la musique classique africaine.

Ses efforts continus lui ont permis de se hisser à un niveau assez haut, en gardant son identité africaine. Il est actuellement professeur de musique à Londres. Pour lui, ce parcours est un vrai trophée, car rien ne prédisait qu’il allait devenir le premier contrebassiste classique africain. Il souligne que personne n’avait cru au fait qu’il allait réellement réussir avec un tel instrument et dans un tel genre de musique, vu que le classique a été souvent attribué aux Occidentaux.

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