Après environ dix ans de silence, le groupe de rock Biocide reprend du service, avec un concert prévu le 11 mars. La formation proposera une vingtaine de chansons de hardcore metal pour permettre à leurs fans de revivre les années 2000, au temps où ils cassaient la baraque lors de leurs concerts.
Alors que le hardcore metal faisait des ravages sur le plan international dans les années 2000 avec des groupes tels que Korn, Slipknot ou encore Machine Head, un groupe local faisait vivre les morceaux de ces formations en live aux Mauriciens, au Round Midnight ou au Sam’s. Avec un son qui faisait se déplacer les foules, Biocide réussissait là où les autres groupes tâtonnaient. “Quand nous commencions à jouer, il y avait une explosion. C’était l’étonnement dans le public. Les gens en redemandaient à chaque fois. On voulait toujours savoir comment nous arrivions à jouer ces morceaux-là aussi bien”, confie Lindsay Inassee, le bassiste du groupe.
Plus de dix ans après sa dernière prestation publique, Biocide renaît de ses cendres. Il est désormais flanqué de sept membres issus de différentes générations. Outre quelques anciens comme Lindsay Inassee, Nono Beeroo, Sarvan Mohiputlall et Niven Samy, le groupe comprend désormais le guitariste Ken Seevatheean et les chanteurs Yannick Édouard et Frederic Lamarque. “Nous nous sommes reformés à la fin de 2016 et nous avons déjà atteint une certaine cohésion. Tout va dans le bon sens et nous serons prêts pour faire plaisir aux fans”, souligne Lindsay Inassee.
Les bons souvenirs.
Dans un studio à Beau Bassin, le groupe démontre qu’il n’a rien perdu de sa flamme, malgré la perte de certains membres et l’insertion de quelques jeunes. De nouveaux visages qui se sont imprégnés de l’essence de Biocide. Trois nouveaux chanteurs, chacun avec un timbre de voix propre, donnent une certaine polyvalence au groupe. Énergique avec son hurleur patenté Sarvan Mohiputlall, un chouïa plus calme avec les jeunes Yannick Édouard et Frederic Lamarque, Biocide nage entre deux eaux mais est bercé par le même style : le hardcore metal.
2017 sera leur année, celle où ils feront revivre leurs plus grands moments à leur public. “Nous avons envie de faire revivre cette époque, de se remémorer les bons souvenirs. Cela devrait être un moment puissant, où nous ne ferons qu’un avec notre public”, dit Lindsay Inassee.
Prochaine sortie publique : un concert prévu le 11 mars. Le lieu sera annoncé ultérieurement. Au programme : des morceaux des groupes phares de l’époque, à l’instar de Slipknot, Machine Head, Mudvayne, System of a Down et Korn. Biocide reprendra une vingtaine de morceaux. Les groupes Kriptic Carnage et Breed Apart assureront la première partie.
Rattraper le temps perdu.
Comme le souligne le bassiste, Biocide, c’est avant tout une histoire d’amitié. “Nous étions des amis qui aimions jouer du rock ensemble. C’est ce lien fort qui nous a incités à nous reformer, ainsi que cette envie de rejouer du hardcore metal. C’est une façon de renouer avec notre amitié. La plupart d’entre nous jouons à présent à l’hôtel et évoluons plutôt dans la variété. La musique que nous jouions à l’époque nous manquait terriblement. Lorsque je joue dans les hôtels, je me laisse parfois aller à envoyer quelques notes rock, mais les musiciens me disent de me reconcentrer”, confie Lindsay Inassee. “Cette musique est notre façon à nous de nous défouler”, ajoute Niven Samy.
Le concert du 11 mars servira de mise en bouche. Biocide a également d’autres projets pour cette année. À commencer par le lancement d’un single, une de leurs compositions. Un album devrait suivre, de même qu’un concert acoustique. “Nous voulons rattraper le temps perdu. Nous avons l’intention d’être très actifs en nous adonnant à notre musique, un style que beaucoup de gens qualifieront de tapageur, mais qui nous prend aux tripes et qui dégage beaucoup d’émotions”, confie Lindsay Inassee.
Popularité
Le groupe a été créé en 1997 par Gilbert Amandine et Christophe Narainen. Ils sont rejoints quelques années plus tard par Lindsay Inassee et Nono Beeroo. La formation est devenue populaire par ses reprises de morceaux de hardcore metal. Elle a même inventé un style, le sécore, mélange entre séga et hardcore. Elle proposait également du hip-hop mélangé à du metal, un peu à la manière de Linkin Park. Au cours de cette période, les membres du groupe étaient très jeunes et avaient tout le temps pour se consacrer à la musique.
Lors d’un voyage en Angleterre, Gilbert Amandine a eu la chance de rencontrer les membres du groupe Fear Factory, qui lui ont prodigué quelques conseils sur les réglages d’instruments pour avoir ce son qui les caractérise.





